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Il s’agit de la première édition du bulletin électronique du PRO 169, qui remplace désormais le bulletin papier. Nous espérons qu’il parviendra à un plus grand nombre de lecteurs et ce, plus rapidement !

Le Programme de promotion de la convention n° 169 de l’OIT (PRO 169) est un programme mondial de l'OIT chargé de promouvoir et de faire appliquer les droits des peuples indigènes. Son objectif global est de promouvoir les droits des peuples indigènes et tribaux et d’améliorer leur situation socio-économique, conformément aux principes de la convention n° 169.
Le PRO 169 travaille en partenariat avec des institutions internationales, régionales et nationales, dont des organisations de peuples indigènes.
Il y a vingt ans, en juin 1989, la Conférence internationale du Travail a adopté la Convention relative aux peuples indigènes et tribaux, plus connue sous le nom de Convention n° 169 de l'OIT. Depuis, cette convention a été ratifiée par 20 pays d'Amérique latine, d’Asie et d’Europe. Dans ces pays, les instances de contrôle de l’OIT surveillent la mise en œuvre de la convention et font part de leur observations afin d’orienter ce travail de mise en application.
Outre les pays qui l'ont ratifiée, la convention n° 169 a servi de point de repère pour mieux comprendre et discuter des droits des peuples indigènes. Elle a inspiré des lois et mesures nationales, des directives et des programmes de développement.
L'expérience acquise au cours des vingt dernières années représente une base de connaissances très riche d’où l’on peut extraire les bonnes pratiques et les leçons apprises afin que la mise en œuvre les droits des peuples indigènes soit toujours mieux informée et orientée.
Cela revêt une importance particulière, étant donné le défi que représente l'application de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, adoptée en 2007.

Pour célébrer le 20ème anniversaire de la convention n° 169 et partager les connaissances et l’expérience acquises au cours de sa mise en œuvre, l’OIT publie un guide très complet relatif à la convention n° 169 de l’OIT, intitulé Droits des peuples indigènes et tribaux dans la pratique. Ce guide explique, de manière globale, les dispositions de la convention, résume les commentaires des instances de contrôle de l’OIT et présente des centaines d’exemples de mesures concrètes qui ont été prises aux quatre coins du monde pour mettre en œuvre les droits des peuples indigènes.
En parallèle, l’OIT a entamé des recherches concernant la situation des peuples indigènes en Afrique, en collaboration avec le groupe de travail sur les populations/communautés autochtones mandaté par la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples (CADHP). Ce projet de recherche a été mené par le Centre des droits de l’Homme de l’Université de Pretoria. Un rapport d’étude final sur les « Dispositions constitutionnelles, législatives et administratives relatives aux peuples indigènes en Afrique » est présenté lors de la session de la CADHP en mai 2009.
Le Guide relatif à la convention n° 169 et le Rapport d’étude final sur l’Afrique seront tous deux disponibles en version papier au mois de juin, mais des versions provisoires sont déjà téléchargeables sur le site de l’OIT (voir ci-dessous).
En outre, le programme mondial de promotion de la convention n° 169 de l’OIT (PRO 169) a considérablement étendu son action auprès des gouvernements et des peuples indigènes concernant la promotion et l'application de la convention, grâce au soutien de donateurs tels que le Danemark, la Norvège, l’Espagne et la Commission européenne. Récemment, un nouveau programme régional a été lancé en Amérique latine tandis que des programmes nationaux ont vu le jour au Bangladesh, Cambodge, Cameroun, Kenya, Namibie et Népal, ainsi que de nombreuses activités de recherche, formation et renforcement des capacités.
Vous pourrez consulter toutes sortes de sources d’information sur le site suivant : www.ilo.org/indigenous
De plus, le PRO 169 a mis au point une boîte à outils de formation complète, qui contient de la documentation, des entretiens filmés, des présentations PowerPoint et des documentaires. Tous ces supports sont disponibles en ligne sur le site www.pro169.org ou sur demande par courrier électronique à l’adresse pro169@ilo.org.
Birgitte Feiring, Conseillère technique principale, PRO 169
Email : fering@ilo.org
Le PRO169 a commencé à œuvrer au Cambodge en 2005. Dès le début du programme, la priorité a été donnée aux questions liées à la terre.
La loi foncière cambodgienne de 2001 reconnaît aux peuples indigènes des droits collectifs en matière de gestion de leurs communautés et de leurs biens conformément à leurs coutumes. Dès lors, la gestion du territoire et les processus décisionnels qui s’y rapportent doivent être fondés sur les structures socio-culturelles et politiques établies dans la communauté. Toutefois, pour acquérir un titre de propriété foncière collectif, les communautés indigènes doivent d'abord être enregistrées comme entité juridique par le Ministère de l'Intérieur. Le PRO 169 a aidé les communautés indigènes, les organisations non gouvernementales et le gouvernement cambodgien à enregistrer les communautés indigènes en tant qu'entités juridiques.
Bien que le Cambodge n’ait pas ratifié la convention n° 169, des efforts considérables ont été fournis pour sensibiliser les responsables gouvernementaux, les ONG et autres parties prenantes aux principes fondamentaux de « participation et de consultation » exposés dans la convention. Jusqu’à présent, trois communautés indigènes de la province du Ratanakiri ont réussi à faire inscrire leurs terres collectives au cadastre, dans le cadre d’un processus fidèle aux principes fondamentaux de participation et de consultation (ce processus est conforme au sous-décret n° 118 sur la gestion des terres). Une autre communauté a achevé de préparer tous les documents nécessaires à l’inscription au cadastre. Cette dernière est actuellement en cours d'examen par le conseil communal de cette même province.
Le travail du PRO 169 au Cambodge a débouché sur la collecte de données concernant le nombre de communautés à inclure dans le cadastrage. Au moins 133 communautés indigènes ont été répertoriées dans la base de données qui sera utilisée pour le cadastrage dans les provinces de Ratanakiri et Mondulkiri. Parmi ces communautés, 50 reçoivent actuellement l'aide du PRO 169, avec le soutien financier du DANIDA.
En outre, à partir d’avril 2009, un projet spécifique de développement économique local (DEL) a été mis en place dans les trois communautés indigènes dont les terres sont inscrites au cadastre, à l'aide d'un financement indépendant du bureau régional de l'OIT à Bangkok.
Dans les deux années à venir, l’action du PRO 169 dans ce pays sera centrée sur l’amplification de cette procédure de cadastrage en faveur d’autres communautés, le renforcement des capacités, l'élaboration de supports de formation sur le cadastrage et le développement économique local. Le but est d’aider les peuples indigènes à exercer leurs droits fonciers et de contribuer à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement de l’ONU et des objectifs de l’agenda de l’OIT pour le travail décent auprès des peuples indigènes du Cambodge.
Sek Sophorn, Coordinateur national de PRO 169 au Cambodge
E-mail: sophorns@ilo.org
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Un an après la ratification de la convention n° 169 de l’OIT relative aux peuples indigènes et tribaux par le Népal, le PRO169 a lancé un programme national intitulé « Promotion des droits des peuples indigènes au sein des processus d'élaboration de la Constitution et de réforme étatique au Népal ». Ce projet est doté d’un double objectif : premièrement, il vise à ce que les conseils/communautés indigènes soient impliqués et consultés au cours du processus d'élaboration de la Constitution. Deuxièmement, il a pour but d'inciter les principales institutions politiques à intégrer la convention n° 169 au processus de réforme de l’État. Ce projet reçoit le soutien des ambassades danoises et norvégiennes à Katmandou.
Pour le moment, l’application de la convention est la priorité absolue de l’OIT. Actuellement, une série d'activités à grande échelle sont organisées en collaboration avec les partenaires locaux, parmi lesquels on compte la Fondation nationale pour le développement des nationalités indigènes (NFDIN) et les ministères et organisations de peuples indigènes concernés, notamment la Fédération népalaise des nationalités indigènes (NEFIN). Suite à d’amples consultations et négociations, un plan d'action national provisoire d'application de la convention a été mis au point par un groupe de travail sur l'application de la convention. Ce groupe de travail se compose de délégués des diverses institutions gouvernementales qui sont directement impliquées dans la mise en œuvre de la convention n° 169. Le plan d’action national provisoire devrait être approuvé sous peu par le Cabinet.
Il prévoit la révision de la législation nationale concernant le droit foncier, les ressources naturelles, l'éducation, la sécurité sociale et d’autres questions liées aux dispositions de la convention n° 169, ainsi que la formulation des mesures et programmes nécessaires.
Le Népal est actuellement au beau milieu d’un processus de réforme constitutionnelle. Ce projet encourage les députés de l’assemblée constituante à dialoguer avec les hommes et les femmes indigènes, leurs organisations et leurs experts. L'objectif est de faire en sorte que les droits des peuples indigènes soient inscrits dans la Constitution.
Ce projet apporte également une aide au Ministère du Développement local, qui est le principal organisme gouvernemental en charge de la formation et du renforcement des capacités des responsables gouvernementaux à divers niveaux, en ce qui concerne la convention n° 169. Avec l’aide des organisations des peuples indigènes, ce projet s’efforce d’élaborer divers supports éducatifs sur la base de recherches effectuées au niveau local.
La branche népalaise du PRO169 travaille, également, en étroite collaboration avec d’autres organismes de l'ONU et des organisations indigènes basées dans le pays ou dans la région. Du 27 au 29 avril, le PRO169 a organisé un séminaire régional sur la mise en œuvre des droits des peuples indigènes en Asie, en collaboration avec l’initiative régionale du PNUD pour les droits et le développement des peuples autochtones (PNUD-RIPP), le Pacte des peuples autochtones d’Asie (AIPP) et, au Népal, la Fondation nationale pour le développement des nationalités indigènes (NFDIN).
Cliquez ici pour lire la déclaration des participants au séminaire de la région Asie sur les bonnes pratiques.
Mukta Lama, Coordinateur national de PRO 169 au Népal
mukta@ilo.org
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Au cours des dernières années, les activités du PRO169 au Bangladesh ont été axées sur les consultations nationales et régionales relatives à la convention n° 107, la diffusion d’informations et la traduction de documents fondamentaux en bengali, la formation et le renforcement des capacités par le biais de programmes de formation nationaux et internationaux, ainsi que la recherche et la documentation, notamment en ce qui concerne l'égalité des sexes, la discrimination et les professions traditionnelles dans les lois et dispositions législatives nationales, dans la mesure où elles touchent les peuples indigènes du Bangladesh.
Les résultats des élections nationales de 2008 ont fait renaître l'espoir quant la promotion et la mise en œuvre des droits des peuples indigènes et tribaux au Bangladesh. En décembre 2008, le nouveau gouvernement est arrivé au pouvoir après avoir remporté haut la main les élections. Quatre membres du parlement nouvellement élu sont d'origine indigène : trois d'entre eux viennent des Chittagong Hill Tracts (CHT) et le dernier est originaire des plaines.
Le gouvernement s’est engagé à appliquer, sans réserve, les accords de paix de 1997, signés entre le gouvernement et les peuples indigènes des CHT, représentés par le Parbatya Chattagram Jana Samhati Samiti (PCJSS).
De même qu’un certain nombre d’autres éléments encourageants liés à la participation des peuples indigènes aux processus décisionnels, sur le plan national et international, sont à relever ; ceci représente une occasion importante pour l’OIT, le gouvernement bangladais, les organisations des peuples indigènes et autres partenaires du développement, de protéger, promouvoir et institutionnaliser les droits des peuples indigènes au Bangladesh afin de garantir la stabilité du pays et un développement durable, dans un esprit de respect et de célébration de la diversité.
Conformément à l’approche progressiste axée sur les droits de l'Homme recommandée par la 2ème stratégie nationale de réduction de la pauvreté (2009-2011) en ce qui concerne le développement des peuples indigènes, qui vise à garantir aux peuples indigènes l'exercice de l'ensemble de leurs droits sociaux, politiques, économiques et culturels, le PRO 169 développe actuellement, en collaboration avec les partenaires gouvernementaux et indigènes, un nouveau projet d'aide à la mise en œuvre des droits des communautés indigènes, qui passe par une assistance technique permettant de renforcer les capacités, de fournir des conseils techniques et de défendre les droits des peuples indigènes. La stratégie de ce projet sera également axée sur l’intégration de leurs préoccupations et de leurs droits dans les actions et les programmes des ministères concernés. L'un des objectifs sera de garantir la consultation et la participation des peuples indigènes aux processus décisionnels.
Ce projet commencera par se concentrer sur le renforcement des capacités institutionnelles du gouvernement bangladais et des peuples indigènes en termes de protection et de promotion des droits des peuples indigènes, en vertu des normes internationales relatives aux droits des peuples indigènes, notamment de la convention n° 107 de l'OIT, que le Bangladesh a ratifiée en 1972, ainsi que de la convention n° 169 dont la ratification figure parmi les recommandations du DSRP-II.
Sarah Webster, Coordinatrice de PRO 169 en Asie du Sud
E-mail: webster@ilo.org

L’action PRO 169 constitue l’essentiel des initiatives phares relatives aux droits des peuples indigènes en Afrique. Depuis 2006, PRO 169 a intensifié ses activités en Afrique dans l’objectif de sensibiliser les États et les autres acteurs institutionnels et de la société civile sur les questions relatives aux droits des peuples indigènes tels que définis par la Convention 169 de l’OIT.
L’intérêt aux processus initiés par PRO 169 est manifeste dès lors qu’ils viennent en appui aux efforts et aspirations de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples avec laquelle une collaboration étroite est établie et porte notamment sur la question des droits des peuples indigènes. C’est ainsi qu’un projet conjoint a porté sur la réalisation, dans 24 pays d’Afrique, d’études portant sur la situation et les dispositifs de protection des droits des peuples autochtones.
Un rapport d’ensemble, tiré des résultats des études par pays, est préparé et sera présenté à l’atelier conjoint CADHP/BIT qui se tiendra les 10 et 11 mai 2009 à Banjul Gambia. Cette étude d’ensemble ainsi que les études de pays seront disponibles prochainement sur les sites internet du BIT et du centre des droits de l’homme de l’université de Pretoria.
Les études, achevées ou en voie de l’être, constituent un outil qui ouvre la voie à une profonde réflexion sur les réalisations enregistrées sur le contient africain et les défis qui restent à relever. Et en général, il se dégage une certitude que les gouvernements d’Afrique prennent, de plus en plus, conscience de l’importance de la question et de la nécessité d’accompagner cette volonté de protéger les groupes vulnérables notamment les peuples indigènes, de cadres législatifs et institutionnels à même d’accentuer les avancées au niveau national. Des droits fondamentaux au droit à l’éducation, en passant par ceux à la terre et au développement, il s’en trouve des initiatives louables qui augurent d’un agenda plein mais ambitieux qui attend tous les acteurs.
L’Afrique connaîtra, dans les prochaines années, d’intenses programmes se rapportant aux questions indigènes et gagnera à combler le retard face à d’autres continents comme l’Amérique latine ou l’Asie. Dans le bassin centrafricain notamment, cela a déjà commencé et les efforts gouvernementaux dans plusieurs pays (Cameroun, Congo, Burundi,…etc.) rentrent dans ce cadre. Cette volonté, combinée à l’effort indéniable de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, ne fera que mener l’Afrique vers le succès.
Belkacem Boukherouf, stagiaire de PRO169, Genève
Email: g7normes@ilo.org
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Lancé en décembre 2006, PRO169 vise d’une part à renforcer les capacités des acteurs impliqués ou concernés par les questions indigènes et tribales et d’autres part à faciliter le dialogue entre ces acteurs pour que les droits, besoins et priorités des peuples indigènes soient systématiquement pris en compte et améliorer les mécanismes de leur participation aux processus qui les affectent.
Au courant de l’année 2008, les activités mises en œuvre ont concouru à la réalisation de ces objectifs. C’est le cas, par exemple, des ateliers de formation qui, en même temps qu’ils ont permis d’améliorer les compétences des partenaires tripartites de l’OIT, des ONG d’appui sur les questions indigènes, des organisations et représentants des communautés indigènes, ont contribué à développer un dialogue effectif entre ces différents partenaires dont certains sont devenus des courroies de transmission des questions indigènes ou des défenseurs de la question indigène dans des processus auxquels ils ont été invités à prendre part. Usant des compétences acquises – lors des formations sur différents thèmes tels que le plaidoyer, des représentants des peuples indigènes ont commencé à revendiquer la prise en compte de leurs positions, besoins et priorités dans les processus desquels ils jugent avoir été illégitimement écartés.
Comme peuvent le témoigner les conclusions des consultations participatives en vue de la révision des stratégies pour la réduction de la pauvreté au Cameroun, les peuples indigènes et tribaux sont graduellement impliqués dans certains processus nationaux sur l’initiative du Gouvernement qui s’inspire de la documentation et autres outils mis à sa disposition par PRO169, entre autres une étude sur les portes d’entrée et une stratégie pour l’intégration des peuples indigènes et tribaux dans les processus de réduction de la pauvreté au Cameroun ainsi qu’un document de synthèse des préoccupations des peuples autochtones - formulées par leurs représentants indigènes - pour leur intégration dans le DSRP II.
En août 2008, la collaboration avec le Ministère des Affaires sociales a conduit à la célébration, pour la première fois au Cameroun, de la Journée internationale des peuples autochtones. Cette collaboration a été marquée, entre autres, par la présence du Gouvernement (Ministère des Affaires sociales et Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire) dans le comité de pilotage du projet.
Ces résultats ne devraient cependant pas voiler les multiples défis. En effet, certains processus concernant les peuples indigènes continuent encore de se faire sans leur participation. Le sens africain de la notion « population autochtone » et le statut d’indigénat appliqué aux africains de l’époque de la colonisation continuent d’entacher, dans une certaine mesure, la reconnaissance par tous, des peuples indigènes du Cameroun comme tel et l’application, à leur égard, des droits et mécanismes universellement reconnus.
Le gap dans la connaissance des questions indigènes reste élevé chez les autorités locales qui, pourtant, sont en contact direct et permanent avec les peuples indigènes. Le retour de l’information des représentants indigènes vers les communautés reste encore faible en raison des distances et de l’enclavement qui affectent encore la plupart des communautés.
Pour 2009, PRO169 espère relever un certain nombre de ces défis en renforçant sa collaboration avec tous ses partenaires et particulièrement avec le Gouvernement en achevant et en mettant à leur disposition, pour leurs formations propres et la formation de leurs agents, les outils pédagogiques en cours de développement sur les questions autochtones. Le projet prévoit, par ailleurs, de renforcer le dialogue entre les peuples indigènes et les autres partenaires en organisant des voyages d’échanges ainsi que des ateliers au niveau sous régional.
Ainsi, PRO169, à travers ses expériences fructueuses au Cameroun, compte intensifier ses actions et les vulgariser auprès d’autres États et Peuples indigènes de la Région centrafricaine en particulier et d’Afrique en général.
Serge Bouopda Guechou, Coordinateur national de PRO 169 au Cameroun
E-mail: bouopda@ilo.org
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Le PRO 169 travaille en partenariat avec les organisations des peuples indigènes du Kenya depuis 2001. Le programme a aidé le Réseau des gardiens de troupeaux, chasseurs-cueilleurs et minorités (PHGMN) à participer au processus de révision de la Constitution en 2001. Le PRO 169 a également réalisé une étude sur l'étendue et la nature du travail des enfants parmi les minorités et communautés indigènes kenyanes, et organisé plusieurs rencontres afin de débattre de ces questions.
1ère formation nationale sur les droits des peuples indigènes au Kenya
Du 22 au 25 mars, le PRO 169 et la Commission nationale kenyane des droits de l'Homme (KNCHR) ont organisé la 1ère formation nationale sur les droits des peuples indigènes, qui s’est tenue à Nairobi. Cette formation s'est appuyée sur l'expérience acquise au cours de plusieurs années pendant lesquelles les responsables du gouvernement et les représentants des peuples indigènes ont bénéficié de divers programmes de renforcement des capacités et de formation du PRO 169 (par exemple, les formations annuelles internationales et les programmes de bourses d’étude concernant les droits des peuples indigènes et leur développement).
L’objectif principal de la formation était de renforcer les capacités des représentants des peuples indigènes kenyans, des fonctionnaires, des responsables et d'autres organisations, comme les Nations unies et ses organismes internationaux, afin qu’ils reconnaissent, promeuvent et respectent les droits des peuples indigènes dans le cadre de l’élaboration de mesures et des processus de négociation.
Parmi les participants à ces trois jours de formation, figuraient deux députés du parlement et un commissaire de district dont les administrés sont principalement des indigènes, des délégués du groupe de travail sur les populations/communautés autochtones mandaté par la Commission africaine, des fonctionnaires appartenant à divers organismes gouvernementaux (comme le Ministère pour le développement du nord du Kenya et des terres arides du nord, la Commission pour la vérité, la justice et la réconciliation ou TJRC), des organismes de l’ONU, et des délégués des organisations indigènes et de la société civile.
La réactivation du réseau national des peuples indigènes a été l’un des aboutissements les plus importants de cette formation. Ce réseau a formé un groupe de travail chargé du suivi du plan d’action sur lequel les parties se sont mises d’accord et qui fixe une stratégie de résolution des principaux problèmes auxquels les peuples indigènes sont confrontés au niveau local, national et international.
Le PRO 169 organise un séminaire régional sur les bonnes pratiques d’application des droits des peuples indigènes en Afrique en juin 2009, également avec la collaboration de la Commission nationale kenyane des droits de l’Homme. Ce séminaire vise à promouvoir la mise en œuvre des droits des peuples indigènes en Afrique en discutant et en partageant des expériences, des bonnes pratiques et des leçons apprises. Il a aussi pour but de mieux faire comprendre les difficultés qui existent à ce sujet en Afrique et les stratégies pour y remédier.
Renforcement du partenariat avec la Fondation du patrimoine culturel masaï
Pour faire face au problème de la disparition du patrimoine culturel, notamment des savoirs et métiers traditionnels, l’OIT apporte son soutien depuis 2007 à de petites initiatives économiques locales dans le district de Laikipia, au Kenya, qui s’adressent aux femmes et aux jeunes masaï. Ce projet repose sur un contrat de partenariat avec la Fondation du patrimoine culturel masaï (MCH) et l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Il a pour objectif d'aider les Masaï du district de Laikipia à protéger, gérer, consolider et promouvoir leur patrimoine culturel, dans l’intérêt de leur propre développement culturel et économique.
Suite à des consultations menées auprès de la communauté en 2006 et à un atelier de validation en 2007, l’OIT a accordé à la MCH des subventions afin de financer son travail avec trois groupes de femmes et deux groupes de jeunes. Tous les groupes travaillent au sein de la communauté Ilngwesi, disposent d'une structure bien établie et sont enregistrés légalement auprès du Ministère de la Culture et des Services sociaux. Chaque groupe dispose d’un compte bancaire, tient un livre de comptes et dresse des procès-verbaux de ses réunions. Un comité de pilotage a été mis en place par les partenaires et est chargé d’examiner et de régler les différends entre les membres du partenariat. Suite à une série de consultations et de formations auprès de la communauté et de visites dans d’autres communautés, la MCH a accordé des prêts à ces groupes, dont les intérêts serviront à développer les infrastructures de la communauté, à créer d’autres emplois au sein de la communauté et à transmettre la culture masaï.
Les trois groupes de femmes ont utilisé ces prêts pour augmenter leur capital dans la vente de bétail et d'articles artisanaux en perles, tandis que les deux groupes de jeunes les ont affectés à la consolidation des projets touristiques communautaires qu’ils dirigent eux-mêmes (l’un offrant un safari à dos de chameau et l’autre des spectacles de guerriers masaï). Les groupes de femmes et de jeunes ont également commencé à diversifier leurs activités économiques en se lançant dans le commerce de détail ou la culture du blé et des légumes.
L’un des effets indirects du projet est que les femmes ont commencé à parler des questions qui les touchent particulièrement, notamment celles du mariage précoce, du travail des enfants et de l’accès à une éducation de qualité, à des infrastructures sociales et de soin. Malgré des moyens limités, ces femmes offrent à leurs enfants des choix pour l’avenir et sont écoutées par leurs maris et les autres hommes de la communauté.
Une visite de contrôle a été effectuée, du 26 mars au 4 avril 2009. Cette visite s’est terminée par un atelier communautaire qui a rassemblé tous les partenaires et leur a permis d'échanger leurs observations, les difficultés rencontrées, les leçons tirées du travail accompli et d'évaluer l'impact du projet. Cet atelier communautaire a débouché sur la rédaction, par tous les groupes membres, d'un projet pour la seconde étape du partenariat de l'OIT avec la MCH (2009).
Morse Caoagas Flores, membre de personnel du PRO 169, Genève
E-mail: floresm@ilo.org
Dans le cadre des programmes nationaux permanents, une série d’activités devraient être organisées au Bangladesh, Cambodge, Cameroun et Népal. D’importants événements régionaux ou internationaux sont également prévus :
Séminaire régional sur les bonnes pratiques en Afrique
Nairobi, Kenya, du 24 au 28 juin 2009
L'objectif global de ce séminaire est de promouvoir la mise en œuvre des droits des peuples indigènes en Afrique en discutant et en partageant des expériences, des bonnes pratiques et des leçons apprises. Ce séminaire est destiné à faciliter le processus permettant aux institutions gouvernementales et indigènes d’évaluer leurs besoins respectifs en termes de renforcement des capacités et d’assistance technique, tout en consolidant leur réseau de contacts au niveau régional. Le PRO 169 organise ce séminaire régional d’Afrique en collaboration avec les organismes kenyans suivants : la Commission nationale des droits de l’Homme, le Centre des droits de l’Homme de l’Université de Pretoria et le Réseau des gardiens de troupeaux et des chasseurs-cueilleurs kenyans.
Groupe de l’OIT membre du programme de bourses d’étude en faveur des peuples indigènes du HCDH
L’OIT participe chaque année au programme de bourses d’étude en faveur des peuples indigènes du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme. Les membres du personnel et les partenaires de l’OIT participent eux aussi à ce programme afin d'en optimiser l'impact. Ci-dessous, les dates à laquelle les boursiers seront présents à l’OIT :
Formation internationale sur les droits des peuples indigènes et leur développement
Formation organisée au CIF de l’OIT, à Turin, en Italie, du 19 au 23 octobre 2009.
Il s’agit d’une session annuelle et internationale de formation organisée au centre de formation de l’OIT de Turin, en Italie. Cette formation est axée sur les droits des peuples indigènes et leur développement. Elle a pour objectif de renforcer les capacités des représentants des peuples indigènes et tribaux, des responsables politiques et de professionnels travaillant à l'international afin de promouvoir et de mettre en œuvre les droits des peuples indigènes dans le cadre de l’élaboration de mesures, des processus de négociation et des programmes de coopération technique. La formation vise également à aider les communautés indigènes et tribales à identifier et à concevoir leurs propres stratégies de développement.
Si vous avez besoin d'informations complémentaires sur tout ce que vous avez pu lire dans ce bulletin, de conseils ou d’exemplaires de nos publications, veuillez nous contacter à l’adresse suivante :
Programme de promotion de la convention n° 169 de l’OIT
relative aux peuples indigènes et tribaux (PRO 169)
Département des normes internationales du travail
Bureau international du Travail
Route des Morillons, CH - 1211 Genève 22 Suisse
pro169@ilo.org
Vous trouverez un ensemble très complet de ressources documentaires, publications, supports de formation et informations répertoriées par pays et par thème sur le site suivant : www.ilo.org/indigenous
En outre, le PRO 169 a créé un site internet consacré aux droits des peuples indigènes, qui propose de la documentation, des entretiens filmés, des présentations PowerPoint et des documentaires autour de diverses questions et thématiques. pro169.org
Tous les supports disponibles sur ce site de formation peuvent également être fournis en version papier et/ou sur CD-ROM, sur demande par courrier électronique à l’adresse suivante : pro169@ilo.org
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